Programme
Quatre jours de pur délice, dix concerts, une exigence d'excellence dans la programmation, le cadre magique de sa basilique, sa colline éternelle, le tout arrosé d'une bonne dose de convivialité et de simplicité. Un festival autour de la voix pas comme les autres.
Jeudi 25 août
Quatuor Manfred
Arsys Bourgogne
© F. Zuidberg
16h à Asquins
Eglise Saint-Jacques
Les Portes de Babel- Philippe Fénelon
création mondiale
Beethoven, Greif et Fénelon (Détail du programme)
Arsys Bourgogne
Quatuor Manfred
Sur les portes de Babel, huit inscriptions de huit versets chacune.
Chantées par les voix et les archets, dans une création où espace et son prennent toute leur dimension, elles promettent un moment que vous n'êtes pas prêts d'oublier!
Romain Didier
© Francis Verhnet
18h à Vézelay
Place des Rencontres (concert gratuit)
Romain Didier
Romain Didier vient nous présenter ses nouvelles chansons, seul avec son piano, en équilibre sur le fil le plus droit qui va directement de la voix au cœur.
Il prend le clavier comme un peintre reprend parfois le crayon: pour le simple plaisir de la justesse du trait.
Ce concert est enregistré par France Bleu.
Bach-Collegium Stuttgart
© Holger Schneider
Helmuth Rilling
© Holger Schneider
21h à Vézelay
Basilique Sainte-Marie-Madeleine
Elias - Mendelssohn
L'oratorio flamboyant
Quand Mendelssohn se fait l’héritier de Bach et Haendel, Elias devient un chef-d’œuvre monumental et flamboyant de l’expression romantique.
Un concert au fil de l’universalité des Ecritures à ne pas manquer, servi par un chef d’exception rare en France.
Vendredi 26 août
Dorothee Mields
Perl hille – Lee Santana
© Uwe Arens
16h à Saint-Père
Eglise Notre-Dame
An Evensong – Chant du soir (Dowland, Purcell…)
Intimité baroque : voix, luth et viole de gambe. (Détail du programme)
Dorothee Mields
Dorothee Mields nous invite à pénétrer dans la douce intimité des méditations nocturnes et de la dévotion privée au temps de l’Angleterre baroque. Avec ses deux plus grands génies : Purcell et Dowland.
Voice Messengers
18h à Vézelay
Place des Rencontres (concert gratuit)
Voice Messengers
Incontestablement le meilleur ensemble vocal de jazz français : avec leur swing pétillant et l’inventivité de leurs scats, ils vous emmèneront dans le tourbillon de leurs « lumières d’automne ».
Catherine Simonpietri
© Guy Vivien
Chœur de la Radio Flamande
© Bjorn Tagamose
21h à Vézelay
Basilique Sainte-Marie-Madeleine
Musiques sacrées d’aujourd’hui
Penderecki, Sandström, Gubaidulina(détail du programme)
Chœur de la Radio Flamande
Direction : Catherine Simonpietri
Ouvrez l’oreille à la beauté et à la créativité de la musique du XXe siècle. Penderecki, Sandström et Gubaidulina, figures incontournables de l’histoire musicale, seront interprétés par le fantastique Chœur de la Radio Flamande sous la direction de Catherine Simonpietri.
Samedi 27 août
Bruno Boterf
Ludus Modalis
16h à Avallon
Collégiale Saint-Lazare
In honorem Virginis (Morales, Carver, Isaac)
Voyage étonnant dans l’Europe du XVIᵉ siècle (Détail du programme)
Ludus Modalis
Direction : Bruno Boterf
Découvrez une Europe méconnue, à la frontière entre le Moyen-Age et la Renaissance. Un répertoire inépuisable en l’honneur de la Vierge où s’exprime la quintessence du contrepoint et du chant grégorien réunis.
Witloof Bay
18h à Vézelay
Place des Rencontres (concert gratuit)
Witloof Bay
6 Belges dont un champion du monde de beatboxing qui imite à lui seul tous les sons de percussion et de techno. Le groupe a cappella qui gratine la pop et le folk !
Camerata Salzburg
Arsys Bourgogne
© F. Zuidberg
21h à Vézelay
Basilique Sainte-Marie-Madeleine
Mozart inachevé
Grande messe en ut mineur et Requiem de Mozart
Dorothee Mields, soprane
Marianne Beate Kieland, soprane II et alto
Markus Schäfer, ténor
Tijl Faveyts, basse
Pierre Cao nous offre une plongée inédite au cœur même de l’intimité du génie de Mozart. Avec ce diptyque de chefs-d’œuvre laissés inachevés, vivez un moment unique et exceptionnel.

Ce concert est enregistré par France Musique et par Mezzo.
Ce concert est organisé en partenariat avec le Festival de La Chaise-Dieu.
Dimanche 28 août
Basilique de Vézelay
© F. Zuidberg
11h à Vézelay
Basilique Sainte-Marie-Madeleine
Participation musicale de Ludus Modalis à l’office de la basilique
Editos
Vendredi 26 août
21h à Vézelay
Basilique Sainte-Marie-Madeleine
Musiques sacrées d’aujourd’hui
Penderecki, Sandström, Ligeti, Gubaidulina
Chœur de la Radio Flamande
Direction : Catherine Simonpietri
Arsys Bourgogne
Sven David Sandström - Fürchte dich nicht
Krzysztof Penderecki - Agnus Dei
Part Uusberg - Taaveti Psalm 121
Urmas Sisask- Benedictio
Urmas Sisask - Oremus
Henryk Gorecki - Szeroka Woda (Broad Waters)
Sofia Gubaidulina - Canticle of the Sun
Jeudi 25 août
16h à Asquins
Eglise Saint-Jacques
Les Portes de Babel- Philippe Fénelon
création mondiale
Beethoven, Greif et Fénelon
Arsys Bourgogne
Quatuor Manfred
Programme :
Quatuor n°3 Todesfuge de Olivier Greif
Elegischer Gesang opus 118 de Ludwig von Beethoven
Les Portes de Babel de Philippe Fénelon
Note d’intention :
Huit inscriptions de huit vers chacune, gravées sur les portes de Babel, donnent sa forme à l'œuvre musicale.
L'alternance de fragments a cappella et de polyphonies "à huit" donne les accents de l'architecture sonore.
La pièce développe huit thèmes principaux qui passent d'une voix à l'autre ou se superposent, ouvrent ainsi un passage entre l'écriture et l'espace.
Comme les poèmes célèbrent la multiplicité des visages, des coutumes et des langues,
et offrent ainsi la circulation entre le lieu clos de la ville et l'infini du monde,
la musique convoque la prière de celui qui, en lisant chaque inscription, se prépare à "passer la porte" et accéder au sacré.
Philippe Fénelon
Samedi 27 août
16h à Avallon
Collégiale Saint-Lazare
In honorem Virginis (Morales, Carver, Isaac)
Voyage étonnant dans l’Europe du XVIᵉ siècle
Ludus Modalis
In honorem Virginis
Heinrich Isaac : Virgo prudentissima (à 6 voix)
Robert Carver : Messe à 3 voix – Kyrie / Christe / Kyrie
Robert Carver : Messe fera pessima (à 5 voix) Gloria / Credo
Cristobal de Morales : Motet Exaltata est Sancta Dei genitrix (à 6 voix)
Robert Carver :Messe fera pessima - Sanctus
Cristobal de Morales : Motet Sancta et immacula virginitas (à 4 voix)
Robert Carve : Messe fera pessima - Agnus dei
Note d’intention
Dans l'immense répertoire polyphonique de la Renaissance, les pièces consacrées à figure de la Vierge occupent une place considérable.
En témoignent les œuvres étonnantes et émouvantes que trois compositeurs parmi les plus originaux du début du XVIe siècle nous offrent,
sous la forme d'un voyage dans l'Europe musicale.
Bruno Boterf
Vendredi 26 août
16h à Saint-Père
Eglise Notre-Dame
An Evensong – Chant du soir (Dowland, Purcell…)
Intimité baroque : voix, luth et viole de gambe.
Dorothee Mields
AN EVENSONG
| Henry Purcell (1659-1695) | Music for a while |
| | Lord, what is man |
| Tobias Hume (1569-1645) | Life - Death |
| | What greater Griefe |
| John Dowland (1563-1626) | Sorrow, sorrow come |
| | In Nomine Fantasia |
| | Times eldest sonne |
| John Jenkins (1592-1672) |
A Hymn to God the Father |
| John Wilson (1595-1674) |
Content |
| Anonymous | A Song of divine Love |
| Richard Sumarte (?-1630) | The Nightinngale |
| John Dowland | Oh Sweet woods, the delight of solitarinesse |
| Christopher Simpson (1602-1669) | Prelude and Divisions |
| | Upon a Ground in E |
| Henry Purcell | An Evening Hymn |
Biographie - Quatuor Manfred
Quatuor français le plus primé de sa génération, le Quatuor Manfred, dont les membres sont issus des institutions internationales les plus réputées (Julliard School de New-York, Conservatoire de Genève, Conservatoire National Supérieur de Paris), a été fondé en 1986.
C’est en 1989 qu’il se place durablement sur le devant de la scène en remportant deux concours internationaux prestigieux, à savoir Banff (Canada) où pour la première fois un quatuor européen remporte le 1er Prix, puis Evian, avec le 1 er Grand Prix.
Ainsi reconnu au plus haut niveau, le Quatuor Manfred a eu pour partenaires Mstislav Rostropovich, Yuri Bashmet, Tatiana Nikolayeva, Bruno Canino ainsi que des musiciens de sa génération qu’il apprécie particulièrement : Claire Désert, Raphaël Pidoux, Marc Coppey, Nicolas Bône, Raphaël Oleg, Florent Héau, Pascal Moraguès. Dès lors il joue à Berlin, Amsterdam, Londres, Madrid, New-York, au Japon, en Suède, en Chine, en Russie…
Ses prestations très appréciées à l’étranger, où elles font régulièrement l’objet de retransmissions radiodiffusées ou télévisées notamment en Allemagne, sont principalement axées sur l’exploration du répertoire romantique ainsi que sur les quatuors du début du XXe siècle, comme le prouve son importante discographie : Schoenberg (Grand Prix du Disque), Berg (ffff Télérama), Janacek, Smetana (Choc du Monde de la Musique), Prokofiev… Ainsi que Schumann (10 de Répertoire), Mozart (5 Diapasons) et dernièrement Chausson (4 Diapasons et 4 étoiles Classica). Après les intégrales des quatuors de Beethoven et Bartòk, les Manfred s’attaquent actuellement aux 68 quatuors de Joseph Haydn afin de pénétrer toujours plus avant l’essence même du quatuor à cordes.
Désireux d’étendre son horizon à d'autres formes musicales, le quatuor développe des projets avec le jazzman Raphaël Imbert et sa compagnie Nine Spirit. Un premier disque « Bach-Coltrane », issu de cette collaboration, a reçu un accueil exceptionnel du public.
Depuis 1986 le Quatuor Manfred est en résidence à Dijon, ville dans laquelle il a créé sa propre saison, Qu4tre Archets pour Dijon. Également initiateur d’un festival régional, Musiques en voûtes, le Quatuor Manfred est conventionné par le Ministère de la Culture et de la Communication – Direction des Affaires Culturelles de Bourgogne.
Arsys Bourgogne
Depuis sa création en 1999, Arsys Bourgogne développe un projet original reposant sur la mise en valeur de six siècles de répertoire vocal. Sous la direction du chef luxembourgeois Pierre Cao, le chœur est aujourd’hui réputé parmi les meilleurs en Europe.
Chœur à géométrie variable de 4 à 32 chanteurs, Arsys aborde tous les répertoires : a cappella, avec
continuo, avec orchestre. Arsys exige de ses chanteurs un extrême professionnalisme leur permettant
de passer ainsi de la musique ancienne - Renaissance, baroque, classique - à la musique romantique
et contemporaine, en passant par celle du XXe siècle.
Son chef, Pierre Cao, cisèle avec patience et humanité le texte de chaque œuvre, conférant ainsi à
Arsys un son unique, salué de manière unanime par l’ensemble de la profession et du public :
« La sonorité de ce chœur est d’une homogénéité et d’une clarté incroyables :
justesse au millimètre, souci de la ligne et de la diction, de la nuance.
Et surtout, mise en valeur du mot qui confère à la musique surcroît de vie et de sens. »
La reconnaissance des plus grandes salles internationales
Arsys est présent sur les scènes musicales à travers l’Europe : Tonhalle de Zürich, Concertgebouw de
Bruges, Teatro Real de Madrid, Auditori de Girona, Philharmonie du Luxembourg,
Théâtre des Champs-Élysées et Cité de la Musique à Paris, Arsenal de Metz, Auditorium de Dijon.
Il est également invité par les festivals les plus réputés :
Londres, Amsterdam, Séville, Bruxelles, Ambronay, Chaise- Dieu ou les Folles Journées.
Des collaborations artistiques prestigieuses
Au fil des répertoires abordés, Arsys s’est associé avec des ensembles réputés,
tels que Concerto Köln, le Cercle de l’Harmonie, l’Orchestre Baroque de Séville,
l’Orchestre des Solistes Européens, l’Orchestre Philharmonique du Luxembourg,
l’Orchestre symphonique de Stavanger (Norvège),
l’Ensemble Baroque de Limoges, Ensemble La Fenice, Zefiro ou les Folies Françoises.
Un engagement pédagogique
Arsys Bourgogne développe par ailleurs une activité de pédagogie et de formation, tant auprès du
monde amateur que des chefs de chœur professionnels en provenance de toute l’Europe.
Arsys Bourgogne est soutenu par le conseil régional de Bourgogne, le ministère de la culture et de la communication (DRAC
Bourgogne) et le conseil général de l’Yonne.
Arsys Bourgogne est membre de la Fédération des Ensembles Vocaux et Instrumentaux Spécialisés (FEVIS).
Gächinger Kantorei
La Gächinger Kantorei, qui tient son nom d’un village du sud de l’Allemagne, est un chœur fondé en 1954 par Helmuth Rilling. Organisé autour d’un noyau de chanteurs permanents, ce chœur professionnel se retrouve régulièrement pour des projets et fait partie des meilleurs ensembles du monde depuis des dizaines d’années.
Depuis 1981, le chœur est intégré dans l’organisation de l’Internationale Bachakademie , qui administre aussi le Bach-Collegium Stuttgart , autre création d’ Helmuth Rilling. Si ses liens avec le Bach-Collegium de Stuttgart sont donc naturellement privilégiés, la Gächinger Kantorei collabore aussi avec les plus grands orchestres du monde comme, par exemple, l’Orchestre Philharmonique de Vienne, l’Orchestre Philharmonique de New York ou l’Orchestre Philharmonique d’Israël. En mars 2009, à l’occasion de sa dixième tournée en Israël, la Gächinger Kantorei célébrait son 100e concert avec les musiciens de Tel Aviv.
A Stuttgart, la Bachakademie offre avec le chœur une programmation unique en Europe, les fameux Akademiekonzerte, qui proposent au public les plus grands oratorios de tous les temps. Mais parallèlement, Helmuth Rilling et son chœur développent une intense activité en tant qu’invités. Ils se sont ainsi produits dans les plus grands festivals de notre temps, comme Salzbourg, Vienne, Berlin, Lucerne et Prague, aux festivals Bach à Londres, Berlin, Leipzig, Strasbourg, Séoul, ainsi qu’à l’Oregon Bach-Festival, le partenaire américain de la Bachakademie.
Les nombreux enregistrements chez Hänssler-Classic témoignent de la grande diversité artistique du chœur. En plus de l’enregistrement intégral des œuvres vocales de J. S. Bach dans l’édition Bachakademie, le chœur s’illustre dans les grandes fresques chorales et les raretés du XVIIIe au XXe siècle, ainsi que dans la musique nouvelle. Parmi les créations contemporaines, citons par exemple : Litany, d’Arvo Pärt (1994), Requiem de la Réconciliation (Requiem der Versöhnung - 1995) ou Deus Passus , de Wolfgang Rihm (2000).
Autre point culminant dans la vie du chœur, la création, en 2004, de L’oncle de Boston, opéra de Félix Mendelssohn-Bartholdy. Le directeur artistique de la Gächinger Kantorei est toujours Helmuth Rilling – mais le chœur travaille de plus en plus avec des chefs invités, tels que : Masaaki Suzuki, Krzysztof Penderecki, Sir Roger Norrington, Ton Koopman, Martin Haselböck, Alexander Liebreich, Morten Schuldt-Jensen, Stefan Parkman, Dennis Russell-Davies, Christoph Rademann et Olari Elts.
Helmuth Rilling
Né à Stuttgart en 1933, Helmuth Rilling est connu et reconnu dans le monde entier en tant que chef d’orchestre,
pédagogue et spécialiste de Bach. En 1954, il crée la Gächinger Kantorei,
chœur incontournable à l’échelle international, auquel se joint, onze plus tard,
le Bach Collegium Stuttgart pour devenir un partenaire orchestral régulier. Grâce à ces deux ensembles,
Helmuth Rilling entame alors un grand travail sur le répertoire de Jean-Sébastien Bach.
Mais il est également un fervent défenseur du répertoire Romantique choral,
trop souvent délaissé, et de la musique contemporaine, interprétant les œuvres des compositeurs majeurs de notre temps.
Helmuth Rilling s’est produit dans l’Europe entière, aux Etats-Unis, au Canada, en Asie, en Amérique du Sud.
Il est l’invité des plus prestigieux orchestres tels que le Philharmonique de Vienne,
le New-York Philharmonique ou l’orchestre symphonique du Japon.
Helmut Rilling a également tissé des liens très forts avec l’orchestre Philharmonique d’Israël depuis 30 ans,
donnant plus d’une centaine de concerts.
Il est également co-fondateur et directeur artistique de l’ Oregon Bach Festival
qui est devenu l’un des plus prestigieux festivals de musique en Amérique.
En 1981, il fonde la Bachakademie Stuttgart qui avait pour objectif de promouvoir la musique de Jean-Sébastien Bach. Elle est devenue, au fil des années, une institution qui peut se décliner en trois volets : l’activité des ensembles avec la Gächinger Kantorei et le Bach Collegium Stuttgart, l’organisation de concert avec, notamment la Bachwoche Stuttgart ou le Musikfest Stuttgart, la pédagogie et la recherche grâce à des master-classes, des symposiums et un programme dédié aux enfants.
Helmuth Rilling a toujours eu une volonté forte de travailler avec de jeunes musiciens organisant des masterclasses dans le monde entier, connues sous le nom de « Bach Académies ». En 2011 sera lancé l’ensemble des jeunes du Bach Ensemble Stuttgart.
L’œuvre de Helmuth Rilling a fait l’objet de disques, de reportages pour la télévision, d’entretiens radio. Il a été le premier à enregistrer l’intégrale des cantates de Jean-Sébastien Bach. Il est également à l’origine de l’enregistrement de la totalité de ses œuvres, éditée dans un coffret de 172 CD à l’occasion du 250ème anniversaire de la mort de Bach en l’an 2000. Helmuth Rilling a reçu de nombreuses récompenses pour ses autres enregistrements discographiques tels que le Grammy Awards pour le Credo de Krzysztof Penderecki. Il a récemment enregistré la Passion et la Résurrection de Jésus selon Saint-Jean de Sofia Gubaidulina ainsi que le War Requiem de Britten.
Helmuth Rilling a reçu, en 1994, le prix international de musique décerné par l’UNESCO.
Caroline Melzer - soprane
Née à Kronberg en Allemagne, Caroline Melzer a fait ses études à Mannheim auprès de Rudolf Piernay et Ulrich Eisenlohr ainsi qu’à Sarrebrück, auprès d’Irwin Gage. Elle a également obtenu des bourses du Händel Festspiele de Karlsruhe, de l’institut pour les jeunes artistes du Richard Wagner –Verband and Steans et du festival Ravinia de Chicago. En parallèle, elle a interprété de nombreux rôles dans différentes maisons d’opéra allemandes tels que Donna Elvira dans Don Giovanni ou le rôle-titre de la Veuve Joyeuse. Depuis 2007, elle est membre de l’opéra comique de Berlin avec de nombreux rôles à son actif : elle est la comtesse dans les Noces de Figaro ; elle est Fiordiligi dans Cosi fan tutte, Mimi dans La Bohème ou encore Armide (rôle-titre), Lisa dans la Dame de Pique, Leonore dans Fidelio. En 2009, elle chante sous la direction de David Hermann à la Ruhrtriennale ainsi qu’au Deutsche Staatsoper de Berlin. Elle interprétera pour la première fois cette saison Rusalka (rôle-titre) et Micaela dans Carmen au Volksoper de Vienne où elle régulièrement invitée depuis 2008.
Caroline Melzer se produit également en concert dans des répertoires très différents. Elle est l’invitée des plus grands festivals tels que UltraShallFestival à Berlin, le Mozartfest de Würsburg, le Rheingau Musik festival, Herbstlichen Musiktagenou encore le Gustav Mahler Musikwochen ainsi que des plus grandes salles européennes (Philharmonie et Konzerthaus de Berlin, Tonhalle de Zürich, deSingel Artcenter à Anvers, Liederhalle de Stuttgart), se produisant sous la direction de chefs prestigieux comme Konrad Junghänel, Christoph Poppen, Jac van Steen, Frieder Bernius, Francois-Xavier Roth ou Michael Sanderling. Elle aime aussi se produire en récital, tant en Allemagne qu’en Espagne, en Belgique ou en Suisse.
Dominik Wortig, ténor
En concert, Dominik Wortig se produit dans les plus grandes salles européennes. Il chante ainsi la Missa Solemnis de Beethoven avec la Bachakademie sous la direction d’Helmut Rilling qui lui a valu un grand succès. Il se produit avec les orchestres les plus prestigieux : l’Orchestre National de Lyon, Orquesta Pablo Sarasate, le chœur de la Radio d’Amsterdam, l’orchestre Philharmonique de Cologne ou encore l’orchestre Symphonique de Düsseldorf.
Dominik Wortig a participé à de nombreux enregistrements discographiques ainsi qu’à des captations pour la radio allemande.
Il a été l’invité de grandes maisons d’opéra à Meiningen, Mainz et Wiesbaden. En 2007, il incarne Enée dans Enée à Carthage sous la direction de Peter Konwitschny à Stuttgart, puis il est Tamino dans La Flûte enchantée au Staatsoper de Dresde.
Depuis 2001, il est membre du Hagen Theater où il interprète le répertoire lyrique. Il est ainsi Pélleas dans Pélleas et Mélisandre, Lenski dans Eugène Onegin ou encore Don Ottavio dans Don Giovanni, lui assurant un grand succès.
Dominik Wortig a commencé la musique très jeune à la Hochschule Robert Schummann de Düsseldorf. Il a ensuite suivi l’enseignement de Werner Lechte et il s’est perfectionné auprès de Reinhard Leisenheimer ainsi que dans les master-classes de Brigitte Fassbaender et Kurt Moll.
Konstantin Wolff, baryton
Le baryton Konstantin Wolff a fait ses études à l’Université de musique de Karlsruhe, auprès de D. Litaker. En 2004, il remporte le premier prix du concours Mendelssohn à Berlin .
En 2005, il participe à l’académie « Le Jardin des Voix », créée par William Christie. Il fait ses débuts à l’opéra de Lyon dans le rôle de Mercurio dans Le Couronnement de Poppée de Monteverdi, sous la direction de William Christie. On a pu l’entendre depuis dans de très nombreux opéras en Europe : Rodelinda avec Il Complesso Barroco, Orlando de Haendel à Zürich, Le Songe d’une nuit d’été de Britten, L’ Orfeo et La Flûte enchantée au festival d’Aix en Provence, Jules César à Bruxelles.
Son répertoire de concert comprend des oratorios de Haendel et Bach, la Symphonie n° 9 de Beethoven ainsi que les requiem de Mozart, Brahms, Dvorak et Fauré. Il chante sous la direction de chefs tels que René Jacobs, Claudio Abbado, Simon Rattle, Marc Minkowski, Ricardo Chailly ou Ton Koopman.
Il a porté au disque un premier album en récital, Victor Hugo en musique avec le pianiste Trung Sam, édité chez Harmonia Mundi (2008).
Ses prochains engagements comprennent Don Giovanni (rôle de Masetto), sous la direction de Yannick Nezet-Seguin au festival de Baden-Baden et Les Noces de Figaro de Mozart (rôle du comte) au Volksoper de Vienne.
Renée Morloc, alto
Renée Morloc a tout d’abord étudié l’alto et la littérature allemande avant de se tourner vers le chant. Elle s’est formée auprès de Georg Jelden et de Grace Hoffmann. Elle a ensuite complété ses études à la Sorbonne à Paris et à Salzburg au prestigieux Mozarteum, auprès de Rudolf Knoll.
Elle a commencé sa carrière au Nationaltheater de Mainheim avec les rôles de Fricka dans la Walkyrie, Erda dans Siegfried et Waltraute dans le Crépuscule des dieux. Elle a également abordé le répertoire italien en interprétant les rôles d’Ulrica dans le Bal masqué et la Princesse Zia dans Sœur Angélique. Elle connaît un grand succès quand elle chante Amme dans la Femme sans ombre et Carmen au Staatsoper d’Hanovre.
Depuis 1996, Renée Morkoc est membre de la maison d’opéra du Rhin à Düsseldorf où elle interprète de nombreux grands rôles du répertoire wagnérien et italien. Récemment, elle a incarné Hérodias dans Salomé et la Mère dans Hänsel et Gretel.
On pourra la retrouver prochainement à Düsseldorf dans Salomé (rôle d’Hérodias)et Falstaff (Mrs Quickly), à Bruxelles pour Rusalka (rôle-titre) ou à Stuttgart pour Electra (rôle de Clytemnestre).
L’artiste a également donnée de nombreuses représentations dans d’autres maisons telles que l’Opéra de Berlin, le Semperoper de Dresde, le Staatsoper de Stuttgart ou encore à Frankfort ou Liège.
Elle se produit également en concert autour des répertoires de Bach, Haendel, Monteverdi, Dvorak ou Szymanowski.
Catherine Simonpietri
Catherine Simonpietri obtient à l’âge de vingt ans son certificat d’aptitude de formation musicale. Passionnée par la direction de chœur, elle suit l’enseignement de Pierre Cao au Conservatoire Royal du Grand Duché de Luxembourg où elle obtient le Premier Prix de direction chorale, puis à l’Ecole Internationale de Chant choral de Namur en Belgique d’où elle sort avec un Premier Prix à l’unanimité. En France, elle obtient le certificat d’aptitude de direction de chœur tout en continuant à se perfectionner auprès de Frieder Bernius, chef du Kammerchor et du Barockorchester de Stuttgart. Elle participe également à de nombreuses master classes de direction avec John Poole, Erik Ericsson, Hans Michael Beuerle et Michel Corboz.
En 1995, elle participe à la création de la Mission Chant Choral de la Seine-Saint-Denis, structure destinée à développer le chant choral dans ce département en articulant formation, création et diffusion, avant d’en assumer la direction pédagogique et artistique.
Passionnée par la création artistique contemporaine, elle crée en 1998 l’ensemble vocal professionnel Sequenza 9.3 avec lequel elle développe une politique musicale exigeante et ouverte sur les différentes esthétiques du XXe siècle. Chargée de cours au conservatoire national supérieur de musique de Paris, elle y dirige depuis 2001 de nombreuses productions (Bach, Haendel, Stravinsky, …). Elle est également professeur de direction de chœur au conservatoire à rayonnement régional d’Aubervilliers/La Courneuve.
En 2008, Pierre Cao confie la direction du répertoire du XXe et XXe siècle du chœur Arsys Bourgogne à Catherine Simonpietri. Le National Chamber Choir en Ireland l’accueille également à de nombreuses reprises.
Depuis 2010, Catherine Simonpietri est professeur de direction de chœur au sein du Pôle Sup’93 (Pôle d’Enseignement Supérieur de la Musique).
Vlaams Radio Koor / Chœur de la Radio Flamande
Le Vlaams Radio Koor, qui a repris ses quartiers dans le bel édifice de Flagey (Bruxelles, Belgique) depuis la saison 2005-2006, est un chœur de chambre professionnel dont le programme comprend des œuvres issues de l’entièreté du répertoire. Le Vlaams Radio Koor porte une attention toute particulière à la musique flamande et contemporaine, et sollicite chaque saison différents compositeurs flamands en vue de la composition d’une œuvre originale.
Le Vlaams Radio Koor fut fondé en 1937 sous l’égide de feu l’INR. Depuis 1998, année où il a gagné son autonomie, le chœur a évolué d’un ensemble de studio vers un ensemble de concert.
Ses 24 chanteurs professionnels sont dirigés par le premier chef d’orchestre Bo Holten mais le Vlaams Radio Koor s’enorgueillit également d’accueillir les meilleurs chefs d’orchestre à l’échelle internationale: Kaspars Putnins, Laszlo Heltay, Paul Hillier ou Hervé Niquet parmi d’autres.
Toujours à la recherche de salles originales pour donner ses propres concerts, le Vlaams Radio Koor se produit dans toute la Flandre. Au fil des années, le chœur a su mettre en place des collaborations aussi variées que durables avec des partenaires à Anvers (AMUZ), Bruges (Hospitaalmuseum), Louvain (le Centre culturel), Hasselt (le Centre culturel ), Bruxelles (Flagey), Mol (le Centre culturel pour les concerts en abbaye) et Lier (le Centre culturel, l’académie et Edward Bressinck vzw).
Par ailleurs, le Vlaams Radio Koor est régulièrement invité par d’autres ensembles renommés comme Brussels Philharmonic – the orchestra of Flanders, I Solisti del Vento, Il Fondamento et Prometheus Ensemble.
Le Vlaams Radio Koor conserve de surcroît son statut particulier de chœur radiophonique. Les liens étroits qui l’unissent à la radiotélévision publique se traduisent par des productions de studio variées ainsi que des participations à des événements radiophoniques et télévisuels. En outre, la quasi-totalité des concerts sont enregistrés par Klara (radio flamande de musique classique), ce qui permet au Vlaams Radio Koor de disposer d’une collection unique d’enregistrements, comprenant notamment des œuvres de compositeurs flamands.
Depuis la saison 2004-2005, le Vlaams Radio Koor enregistre sous le label Glossa, une collection de CD reprenant des œuvres du grand répertoire pour chœurs de chambre. Les premiers enregistrements, Missa brevis, de Zoltán Kodály sous la direction de Johan Duijck, Divine Liturgy of Saint John Chrysostom de Sergei Rachmaninov sous la direction de Kaspars Putnins et Bach: Motetten sous la direction de Bo Holten ont reçus les éloges de la critique internationale.
Enfin, Klara demeure le partenaire privilégié en ce qui concerne la découverte de la musique flamande, et une série de monographies de compositeurs flamands est en cours de réalisation.
Le Vlaams Radio Koor est une institution de la Communauté flamande et bénéficie du soutien de la Loterie Nationale.
Bruno Boterf
Après des études universitaires de Musicologie, Bruno Boterf choisit de se consacrer au chant. Il prend rapidement place auprès des meilleurs chefs dans les Cantates et Oratorios de Bach et Haendel, les œuvres sacrées de Monteverdi, Cavalli, Mozart et Rossini.... Dans le même temps il s’initie aux arcanes de la musique médiévale auprès d’A-M Deschamps et Marcel Pérès tout en pratiquant la musique contemporaine au sein du Groupe Vocal de France. Il participe ainsi à plusieurs créations avec les ensembles 2E-2M et l’Itinéraire, notamment à Radio France.
Sur scène il s’est produit dans de nombreux opéras sous les directions de Jean-Claude Malgoire, William Christie, Marc Minkowski, Hervé Niquet, etc, tout en collaborant régulièrement avec Mireille Larroche et la Péniche Opéra. Il a ainsi interprété le rôle titre dans Le Jeu de Daniel et dans l’Orfeo de Monteverdi.
Passionné par la musique de la Renaissance et du début du baroque, Bruno Boterf aborde régulièrement les répertoires du XVIe au XVIIIe siècle en solo, collaborant avec les ensembles Akâdemia, William Byrd, Les Witches, Les Sacqueboutiers ou La Fenice. Il voue une prédilection pour le répertoire français de la fin du XVIe siècle et pour la chanson française polyphonique. Il a participé à de nombreux enregistrements pour les firmes Harmonia-Mundi (notamment au sein de l'ensemble Clément Janequin), Alpha, Ricercar, L'Empreinte Digitale, Erato, CBS, Auvidis et Ramée.
Titulaire du certificat d’aptitude de musique ancienne, Bruno Boterf, a enseigné au Conservatoire de Tours, participant à la naissance d’une classe d’interprétation de la musique vocale de la Renaissance. Il enseigne régulièrement dans des conservatoires (notamment à Liège) et est l'invité régulier de centres polyphoniques et autres structures CNSM de Paris et Lyon) pour des cours et masterclasses.
Cette pratique pédagogique le conduit à assumer régulièrement la direction musicale de projets impliquant chanteurs et instrumentistes dans le répertoire pré-baroque et baroque (motets et psaumes de Praetorius, Vêpres de Monteverdi, cantates et Messe en si mineur de Bach) et à créer l’ensemble Ludus Modalis.
Ludus Modalis
Ludus Modalis est un ensemble professionnel de 5 à 12 chanteurs réunis autour du ténor Bruno Boterf. Il se consacre principalement au répertoire polyphonique de la Renaissance et du début du Baroque, avec des incursions dans la musique contemporaine.
La "pâte sonore" de Ludus Modalis est le fruit d’un travail approfondi sur les paramètres de la polyphonie a capella :
- la justesse individuelle des lignes modales,
- l'élaboration d'un tempérament à intonation pure visant à la clarté des intervalles harmoniques,
- l'attention portée au texte par le biais de la déclamation et de la prononciation restituée,
- la richesse de la sonorité par l’utilisation de timbres et de couleurs vocales variés et par de subtils mélanges de voix de femmes, d'hommes, voire d'enfants.
Accueilli chaleureusement par la critique dès son premier disque, l’ensemble a consacré son deuxième disque à Paschal de L'Estocart, compositeur méconnu du XVIe siècle. L'enregistrement a été salué tant par la presse nationale (Diapason d'or,****Monde de la Musique) que par la presse internationale.
Ludus Modalis est l'invité de saisons et festivals importants : Festival Music fest de Vancouver (Canada), Festival Chamber fest d'Ottawa (Canada), Festival d'Elora (Canada), Festival d'Ambronay, Festival Musique et mémoire, Festival du Haut-Jura, Festival de Froville, Opéra de Rouen, Sinfonia en Périgord, Toulouse les Orgues, Festival les Coréades, Renaissances de Bar le Duc, Namur (Belgique), Flâneries Musicales de Reims, St Martin de Boscherville, Colla Voce de Poitiers, Abbayes du Sud Vendée, Festivals Internationaux de Musique Sacrée de Lourdes et de Sylvanès, Festival des Cathédrales de Picardie, Haut-Jura, Regensburg (Allemagne)...
Pierre Cao
Pierre Cao, chef d’orchestre et chef de chœur
Lauréat du concours international des chefs d'orchestre Nikolai Malko de Copenhague en 1968, Pierre Cao a dirigé pendant près de 10 ans l’orchestre de Radio Télévision Luxembourg. Il interprète alors le grand répertoire symphonique et lyrique dans le monde entier et réalise de nombreux enregistrements, tous salués par la critique.
S’intéressant très tôt à la voix, il devient chef de chœur dès ses 18 ans, ce qui l’a amené à diriger plusieurs ensembles vocaux au niveau européen, avec lesquels il a abordé la plupart des chefs-d’œuvre du répertoire choral, de la Renaissance à nos jours.
En 1999, il crée le chœur professionnel Arsys Bourgogne qu’il dirige depuis : en quelques années à peine, il en a fait l’un des chœurs les plus réputés en Europe. Passionné par le mouvement baroque, son travail sur le texte, sa mise en valeur du mot, son souci de la ligne, de la diction et de la nuance sont unanimement salués par l’ensemble de la profession.
C’est ainsi que depuis plus de 50 ans, Pierre Cao parcourt l’Europe musicale en dirigeant des ensembles prestigieux : Concerto Köln, le Rias Kammerchor de Berlin, l’orchestre des Solistes Européens, le Cercle de l’Harmonie, l’orchestre Philharmonique et l’orchestre de chambre du Luxembourg, l’orchestre national d’Andorre, celui de la Cité de Barcelone, Capricio Basel en Suisse,
etc.
Pierre Cao, l’art de transmettre
Il milite par ailleurs sans compter pour faire travailler des chœurs amateurs et former des chefs dans de nombreux pays. Pédagogue unanimement reconnu, il s’est engagé avec conviction dans l’enseignement de la direction en France (création de l’Institut Européen du Chant Choral – INECC), mais aussi en Allemagne, en Belgique (création du Chœur de chambre de Namur pour sa classe de direction) ou en Espagne (Ecole Supérieure de Musique de Catalogne à Barcelone – ESMUC). Aujourd'hui, toute une génération de chefs installés dans ces pays peut ainsi se prévaloir de son enseignement.
Pierre Cao assure également la direction artistique des Rencontres Musicales de Vézelay. Ce village médiéval de Bourgogne, classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, est ainsi devenu un lieu incontournable pour les passionnés de musique vocale.
Camerata Salzburg
Trouver le ton juste est pour chaque orateur l’alpha et l’oméga ainsi qu’un devoir, également pour les musiciens. Le libre exercice, l’essentiel et le défi commencent à la lecture stimulante de ce qui est visible sur la feuille de papier à musique. C’est seulement ainsi que se révèle la vérité de la musique. C’est inspiré par ce fil conducteur que le légendaire violiniste Sándor Végh a influencé, de 1978 à sa mort en 1997, l’identité stylistique de la Camerata Salzburg, fondée en 1952 par Bernhard Paumgartner. Sir Roger Norrington lui succéda en qualité de directeur musical de 1997 à 2006, il en est toujours le chef lauréat. Puis, Leonidas Kavakos a assuré ses fonctions de directeur artistique de la Camerata Salzburg de 2007 à 2009.
Plus de cinquante années d’histoire ont fait de la Camerata un orchestre de chambre de tradition composé de jeunes musiciens motivés « qui avec leur engagement et leur joie de faire de la musique ensemble, ont des effets contagieux…» (Neue Züricher Zeitung). La Camerata Salzburg est une exception, tant sur le plan musical, qu’humain et administratif. L’ensemble qui voyage dans le monde entier se compose de plus de 20 nationalités reflétant le monde culturel et sont unis grâce à la langue universelle de la musique. En amont, les productions reposent sur une gestion conséquente de près de 80 concerts annuels, la plupart financés par des fonds privés - une rareté en Europe.
Sous le mot d’ordre « In Search of Excellence‘ », des concerts du plus haut niveau sont donnés avec d’extraordinaires chefs d’orchestre et solistes, parfois sous la direction de son premier violon ou de chefs et solistes prestigieux. Ceux-ci sont marqués par le « son » Camerata, fruit d’un esprit musical particulier plaçant l’individu au cœur de toute une philosophie. Chaque individu en a conscience et porte la responsabilité de l’ensemble.
Il n’est donc pas étonnant que de nombreux artistes de renommée internationale répondent volontiers à l’invitation de l’orchestre. Parmi les invités de la saison 2010/11, figurent Thomas Quasthoff, Alexander Lonquich, Krzysztof Penderecki, Sir Neville Marriner, Christian Tetzlaff, Tabea Zimmermann, Heinz Holliger, Heinrich Schiff, Jeffrey Kahane et bien d’autres.
Des productions invitées ont conduit cette saison la Camerata, entre autres au Mexique, en Chine, en France, en Espagne, en Italie, en Estonie, en Slovénie, en Bulgarie, en Serbie, en Turquie, en Hongrie et en Allemagne.
Parmi les rendez-vous fixes, la Camerata Salzburg se produit lors de concerts réguliers au Festival de Salzbourg, à la Mozartwoche à Salzbourg et ses concerts d’abonnement à Salzbourg, ainsi que lors des concerts programmés en collaboration avec le Konzerthaus de Vienne. De plus, la Camerata organise son propre festival biennal, « Begegnung » (« rencontre »).