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Biographie
La Fenice
Le phénix - en italien la fenice est, à l'origine, cet oiseau fabuleux de la mythologie qui, après avoir vécu plusieurs siècles, se consume avant de renaître de ses cendres. Symbole du rayonnement de la musique italienne dans l'Europe baroque, la Fenice fut également le nom d'une œuvre due à Giovanni Martino Cesare, cornettiste et compositeur qui s'expatria au-delà des Alpes au début du XVIIe siècle.
C'est aujourd'hui le nom emprunté par un groupe de musiciens réunis par le cornettiste Jean Tubéry, animés du désir de faire partager leur passion pour la fastueuse musique vénitienne de l'époque baroque, en la révélant dans son extraordinaire vitalité. Le répertoire de l'ensemble s'étend néanmoins à toute l'Europe et couvre plus de deux siècles de musique.
Le cornet à bouquin fut en effet couramment adopté dès le début du XVIe siècle par Josquin-Des-Prez et ses contemporains, et ce jusqu'à J.S. Bach, qui l'utilise dans plusieurs de ses cantates. On retrouve le cornet auprès des voix dans la musique sacrée durant toute la période baroque, comme par exemple à la chapelle royale de Versailles, qui le mentionne dans ses registres jusqu'en 1733. "Quant à la propriété du son qu'il rend, nous dit le père Mersenne dans son Harmonie universelle (Paris, 1636), il est semblable à l'éclat d'un rayon de soleil qui paraît dans l'ombre ou dans les ténèbres, lors qu'on l'entend parmy les voix dans les églises, cathédrales ou les chapelles...".
Soucieux de respecter les instrumentations originales, particulièrement dans la musique vocale, où elles éclairent le texte de leur portée symbolique, l'ensemble - qui réunit des musiciens issus de l’Europe entière, solistes internationalement reconnus qui collaborent également avec les meilleurs ensembles de musique ancienne - varie selon les différents programmes des concerts qu'il est amené à donner.
La Fenice a remporté dès ses débuts deux premiers prix internationaux. Elle est invitée depuis par les plus grands festivals en France – Ambronay, la Chaise Dieu, Haut Jura, Limoges, Lourdes, Nantes (printemps des arts, la folle journée), Paris (festival d'Ile de France, festival d'art sacré, cité de la musique, les grands concerts sacrés), Sablé sur Sarthe, St Michel en Thiérache, Versailles – en Europe – Basel, Bremen, Brugges, Glasgow, Innsbruck, Lisboa, Milano, Oslo, Palermo, Utrecht, Wien –, et au-delà – Etats-Unis, Equateur, Japon...
Ses enregistrements – Ricercar, Opus 111, Naïve, Virgin Classics, K617... – se voient régulièrement primés des plus hautes distinctions (Choc du Monde de la Musique, Diapason d'Or, 10/10 de Répertoire, 5 Etoiles. Goldberg…). Deux d’entre eux ont reçu le Grand Prix de l’Académie Charles Cros en 2003.
La Fenice bénéficie du soutien de la Direction Régionale des Affaires Culturelles de Bourgogne (Ministère de la Culture), de la Ville de Sens, du Conseil Régional de Bourgogne et du Conseil Général de l'Yonne.
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